mar 16 oct 2007
Tokio Hotel, les bébés de l'heavy metal
16 10 2007L'histoire de ce combo germanique se raconte en boucle sur les blogs et dans les cours d'école. En 2001, quatre garçons de Magdebourg fondent le groupe Devilish. Ils ont alors entre 10 et 12 ans et témoignent autant de la précocité des rockers des années 2000 que des racines télévisuelles de leur vocation.
En 2003, leur chanteur Bill Kaulitz, se fait remarquer par un producteur, Peter Hoffmann, lors de son passage dans le show Star Search, équivalent allemand de notre Nouvelle Star. Il y remarque une voix et surtout un look androgyne qui complète le potentiel. Avec trois autres vieux renards des studios, il prend en main les jeunes gens, qui se sont rebaptisés Tokio Hotel, et les transforme en machine de guerre pop.
Intelligemment, les producteurs, qui ont déjà expérimenté l'éphémère aura des "boys bands", ces groupes créés de toutes pièces à destination des adolescentes, parieront sur une part d'autonomie de leurs poulains. Les musiciens jouent "pour de vrai", écrivent une partie de leurs textes, et s'occuperaient de leur stylisme. Les producteurs prennent tout de même soin de composer la musique : un hard-rock aux élans romantiques, avec mélodies et refrains fédérateurs.
Dès 2005, à la sortie de son premier album, Shrei - so laut du kannst ("Crie - aussi fort que tu peux"), porté par le tube Durch den Monsun, Tokio Hotel touche le jackpot en Allemagne. Il s'exporte dans le nord de l'Europe et les pays de l'Est, avant de toucher la France.
LA SOMBRE BRUTALITÉ DU ROCK
"Ce sont nos lecteurs qui nous ont mis la puce à l'oreille, il y a deux ans", explique Pierre Veillet, rédacteur en chef du mensuel Rock One, un des premiers à avoir parié sur la déferlante germanique et à en avoir bénéficié (+ 30% de ventes en un an). "Certains nous écrivaient de l'est de la France, ils avaient découvert le groupe sur Viva, la chaîne musicale allemande, ou en couverture de Bravo, le magazine pour ados outre-Rhin. Des filles nous parlaient de leur correspondante allemande qui les avait initiées."
Les scènes d'hystérie dans les salles des premiers concerts français confirment rapidement la tendance. Sorti en France chez Polydor en septembre 2006, Schrei entre à la 19e place des meilleures ventes d'album, avant que le phénomène n'explose en décembre. Comment décrypter ce succès ? Le groupe se situe entre l'innocence de la pop enfantine et la sombre brutalité du rock, une initiation en douceur au malaise adolescent, au trouble de la sexualité. Les chansons (traduites en français dans le livret du disque) abordent ces thèmes générationnels. Dans le morceau Gegen meinen Willen (Contre mon gré), le divorce est raconté du point de vue de l'enfant : "Vous ne vous regardez même plus/Et vous croyez que je ne le remarque pas."
La jeunesse des musiciens accentue l'identification, comme leur apparence, inspirée des mangas japonais et du rock gothique pour Bill ou du hip-hop américain pour son frère jumeau Tom, le guitariste aux dreadlocks et jean extra large.
Si Tokio Hotel est un des noms les plus saisis sur les moteurs de recherche, si Internet a dopé le bouche-à-oreille, les fans ne se satisfont pas d'un rapport virtuel avec leurs idoles. Les Allemands figurent ainsi loin dans les classements de téléchargement payant. En revanche, l'acquisition d'un objet les concernant tient souvent du fétichisme. D'où les impressionnantes ventes de CD et une exploitation optimale des produits dérivés (tee-shirt, posters...).
Polydor ne compte plus les lettres et les cadeaux envoyés au groupe. "Récemment, raconte Guenaël Geay, responsable international de cette filiale d'Universal, nous avons reçu un gant de toilette avec une lettre d'une jeune fille qui demandait à Bill de se laver avec et de le lui renvoyer". A Nous Productions, organisateurs des concerts du groupe en France, on reçoit aussi des pétitions de fans envoyées à leur municipalité pour qu'elle fasse venir le groupe.
Tokio Hotel a publié une adaptation de son premier album en anglais, mais ce sont les versions allemandes qui, en France, connaissent, de loin, le plus grand succès. Au point d'avoir un impact sur l'éducation nationale. "Cette année, les inscriptions en allemand ont augmenté de manière spectaculaire, principalement motivées par Tokio Hotel, explique Carole Rousseau, professeur d'allemand au collège Léon Jouhaux, à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis). A côté des cours, j'organise des écoutes et études de leurs chansons. Les élèves sont ravis, surtout les 10-11 ans." Déjà de nouveaux groupes comme Killerpilze, Lafee ou Nevada Tan surfent sur cette germanophilie.
Source : LeMonde.fr


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ce qui me fait rire :
on parle de stars 500 000 albums en 1 an heureusement que les eddy , johnny , celine, sont la !
pour eux c'est 15jours apres leur album sortie
et puis comme d'ab dans 6 mois 1 an on entendra plus ce groupe!
tokio hotel c pa du heavy metal c de la pop rock on nen antentra bientot plu parlé
j ador c trop j aimeraitbien te voir de plus t es trop mimi je t ador et ta quel age
vous est trop genial je vous adore les 4 sans exeption bisouxx j'esper venir vous voir a un de vos concert et bonne continuation tcho
j aime allemant de pui que je connai tokio hotel
PUTAIN MAIS ARRETE VOS CONNERIE TOKIO HOTEL C PAS DES GOTHIQUES C JUSTE DES MERDES QUI BOUSILLE L'IMAGE DES VRAIS GOTHIQUE ET DES METALEUX
et en plus leur musique c pas du heavy mais c du pop rock comme dit CINDY alors arretez de vous prendre pour des goths quand vous ecoute de la musique pareil(c juste un conseille pour que les autre se foute pas de vous)